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Quatre consonnes et trois voyelles…

25 septembre 2010 Laisser un commentaire

Quatre consonnes et trois voyelles… Le nouveau disque de Raphaël… Pacific 231, album d’errances et d’espérance, album parfait en noir et blanc… Quelques pensées variables et choisies pour vous donner envie…

Terminal 2B “Je t’envoie mon coeur, je le porte aujourd’hui sous un pullover rouge, je pense qu’il devrait très bien t’aller”

Bar de l’hôtel “Est-ce mon squelette au bar de l’hôtel ? Est ce ma toilette faite au scalpel ?”

Locomotive “Qui n’a pas eu peur à la vue d’une lame à la tête d’une lance ? Qui n’a pas eu peur ? “

La petite misère “Nous sommes faits d’atomes et d’électricité et le coeur marche et puis il s’arrête”

Manteau jaune “des couleurs plus belles encore qu’un sorbet abricot coulent entre mes doigts, alors je n’ai plus froid…”

Je hais les dimanches “Mais avec toi c’est sûr, je m’ennuyais pas… mais je hais les dimanches…”

Ce doit être l’amour “je remplirai mon verre pour voir comment on tient sur Terre”

Le Patriote “Et la déprime de la radio, que je la coupe, même quand c’est moi…”

Versailles “j’ai pas de mots pour toi, j’ai rien qu’y s’approche du bonheur de serrer tes doigts dans ma poche… De pencher mes yeux vers les tiens…”

Dharma Blues “Avant que j’me range…”

Je détruit tout “je suis fou à essayer de décrypter dans les bruits du chauffage, dans les canalisations, un message de toi (…) Tu sais j’détruis tout, faut pas m’laisser le soir, dans ton grand appartement, je broie la vie en noir…”

Prochaine Station “Excuse moi…”

L’odyssée de l’espèce “on roule et on s’oxyde…”

L’alphabet des gens “E-phorisant, ne plus toucher Terre, F-émère, envie de vous, G un objet tranchant, H ou bien cutter, que faisons nous sur Terre, I-ci on s’ennuie toutes les nuits, K-tastrophe, J’y crois plus, à tes deux L dans le dos…

Dépression n°7 “devant tout ce verre brisé, la poésie jetée par les fenêtres…”

La fée “Moi aussi, j’ai une fée chez moi, je l’ai trouvée repliée sous ses ailes, j’ai cru qu’elle avait froid…”

L.E.L.O.U.C.H is L.O.V.E

23 septembre 2010 1 commentaire

1h09, vous allez dormir et là, vous allumez Radio Classique et en lieu et place des génies fréquentant habituellement les ondes de cette station (Jean-Sebastian, Wolfgang, Franz, Ludwig et les autres) se trouve ce soir, Claude, un autre génie. Alors du coup, je décide de reprendre ce blog. Car oui, Claude est un génie.

Claude Chabrol est mort, adulé de son vivant, il est célébré à sa mort, business as usual. Quand Claude Lelouch (car c’est de lui qu’il s’agit) mourra, on découvrira enfin qu’il est sans doute le plus grand cinéaste français et les haters comme Isabelle Régnier du Monde devront admettre leur défaite.

Anyway, Haters gonna hate… Lors de la sortie du premier film de Claude Lelouch, les critiques des Cahiers du Cinéma avaient écrit “Claude Lelouch, retenez bien ce nom, vous n’en entendrez plus jamais parler”. Quelques années, plus tard, Claude Lelouch remportait la distinction suprême pour un cinéaste : la Palme d’or du festival de Cannes. Voilà qui calme son critique des Cahiers.

Car oui, Claude Lelouch est le plus grand cinéaste français. Un film de Claude Lelouch ne ressemble à aucun autre film si ce n’est à un autre film de Claude Lelouch. On reproche d’ailleurs souvent à Claude Lelouch de faire toujours le même film, le même mauvais film, disent les méchants. Pour leur répondre, je ne citerai que cette phrase de Serge Daney relevée dans l’ouvrage de Frédéric Martel : “Les mauvais cinéastes, c’est triste pour eux, n’ont pas d’idées. Les bons cinéastes, c’est leur limite, en ont plutôt trop. Les grands cinéastes, surtout les inventeurs, n’en ont qu’une”. Donc voilà, Claude Lelouch a une idée, n’a qu’une idée, filmer l’amour sous toutes ses formes, variation sur le même thème, sur le même t’aime et c’est ça qui le place au dessus des autres. Les autres ? Trop poseurs, trop intellos, trop bobos, trop second degré, Christophe Honoré je t’aime bien mais je parle de toi.

Claude Lelouch, c’est un cinéaste qui n’a peur de rien. Surtout, il n’a pas peur du ridicule et mieux vaut ne pas en avoir peur quand on cherche à filmer l’amour car l’amour est souvent ridicule… C’est comme ça… Quoi de plus bête, quoi de plus beau qu’un couple d’amoureux ?

Alors pour les amoureux et pour ceux qui aimeraient l’être, voici 10 bonnes raisons pour aller voir Ces Amours là, le dernier chef d’oeuvre de Claude Lelouch actuellement en salle :

-Parce que vous n’avez jamais vu et vous ne verrez jamais plus une scène de course filmée dans le far-west américain comme ça.
-Parce que Raphaël
-Parce que Paris/New York/la Normandie/Le Far West/l’Allemagne dans un même film
-Parce que raconter si bien une histoire longue d’un siècle en une heure et demi, ça force l’admiration
-Pour les répliques qui tuent lancées avec le regard qui tue
-Parce que le jazz, la chanson, le piano, l’harmonica-accordéon, la musique de Francis Lai
-Pour les scènes d’action coupées au jazz ou à la musique classique
-Parce que l’amour, la trahison, la jalousie, l’injustice, la rédemption
-Parce que c’est un condensé de Lelouch (enfin il paraît, c’est ce que dit Télérama)
-Parce que parce que parce que parce que…






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