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Articles Tagués ‘France Télévisions’

Twit-Twit : @ronez et @abrachet parlent #webdoc et #transmedia… et ils ne sont plus seuls…

22 février 2010 1 commentaire

L’actualité transmédia bat son plein ces derniers jours… Pas un jour sans qu’un article, sans qu’une annonce, sans qu’un lancement, de la part de société de production, de diffuseurs ou de journaux et autres magazines vienne égayer la journée.

Centre névralgique pour suivre en temps réel l’actualité du transmédia, Twitter. C’est là que se trouvent les principaux acteurs du transmédia qui conversent entre eux et entre autres de l’actualité de leur secteur. J’y ai d’ailleurs créé une liste de diffusion les regroupant pour les quelques personnes qui pourraient être intéressés, qui voudraient les follower sans avoir à trop les chercher… Pour l’instant, ils sont 50 mais leur nombre risque fort d’aller croissant…

Reprenons donc le fil de l’actualité du secteur.

Ce soir, TF1 diffuse Clem. Produit par Merlin, c’est l’histoire d’une ado de 16 ans qui est enceinte et qui s’appelle Juno Clem autour de laquelle toute une stratégie transmédia a été développée et qui est très bien résumée par (encore) un (très bon) article sur le blog du transmédialab d’Orange. A suivre ce soir donc… Espérons que TF1 communiquera sur les audiences à la fois TV et web et sur la circulation entre les différents médias…

Il y a quelques jours, France Télévisions lançait sa première collection de web-documentaires joliment intitulée “Portraits d’un nouveau monde”. Pour l’instant, les quatre premiers documentaires de cette collection qui en comptera au final 24 ont été lancés. il y est question de la Chine et on en reparlera bientôt sur le blog. Seul regret (il est toutefois de taille), je me demande pourquoi France télévisions a confié l’ensemble de sa collection a une seule société de production contrairement à ce qui peut se faire sur d’autres collections comme Empreintes. Besoin de volumes pour assurer un modèle économique viable ? Manque de producteurs ? Autre ? Dans tous les cas, cela ne favorise pas l’émergence d’un tissu de nouvelles sociétés de production spécialisées dans le web et le transmédia pas plus que cela n’incite les sociétés de production traditionnelles à se réinventer et à penser la production de demain.

Au moment où je publie ce post, Arte doit être en train de mettre en ligne sa plateforme de webdoc. Quelques infos ont filtré, le visuel a été montré, un grand jeu a eu lieu sur Twitter pour savoir qui des plus geeks arriveraient à accéder à la version test du site. #lol. Voilà en tout cas une initiative qui va institutionnaliser un peu plus le webdocumentaire, lui donner une place à part, affirmer et renforcer son existence au côté des genres plus traditionnelles. Nul doute que l’on reparlera ici de ce site car Arte multiplie les annonces et les projets en la matière. Le webdocumentaire, Afrique 50 ans d’indépendance est déjà en ligne (à regarder parallèlement à la Ferme Célébrités pour créer un contraste sympathique). Ce sera ensuite au tour de Havana/Miami réalisé sur le format de Gaza/Sderot de prendre le relais. Enfin, pour avril, le très très attendu Prison Valley produit par les équipes d’Upian dont le très très long teasing fait très très envie

Vous croyiez avoir eu le temps de tout voir… Et bien non, car Canal+ entre à son tour dans la danse et lance Le Challenge, un web-documentaire dont vous êtes le héros produit par Honky Tonk sur le modèle du multi-primé Voyage au bout du charbon et de L’obésité est-elle une fatalité ? dont je parlais déjà ici. Cette fois ci, direction l’Amazonie et la lutte d’un groupe de paysans indiens contre la société Texaco, j’en reparlerai également ici très bientôt !

En tout cas, le web-documentaire fait parler, Le Monde (qui acceuille et coproduit également des web-documentaires) lui consacre un article parmi les plus envoyés du site… On parlera également transmedia grâce thinktransmédia, un cycle sur le transmédia organisé par think digital, le think tank de cap digital.

Une petite réflexion pour terminer. Récemment, j’assistais à une conférence organisée par Le Pôle qui avait lieu au Stade de France. Son thème était la Télévision Connectée. Autour de la table, des ingénieurs de Sony mais également Pascal Rogard ou Simone Harari expliquaient que d’ici à 2012, 40% des foyers seraient équipés de télévisions connectées à Internet. Celles-ci devraient permettre de commander des pizzas en regardant la télévision mais également sans doute de lire les documentaires qui se développent aujourd’hui sur le web. La fin des web-documentaires ? la fin des documentaires traditionnels ? L’avènement des documentaires connectés ? L’avenir nous le dira mais les web-documentaires d’aujourd’hui risqueraient fort bien de retourner sur l’écran de télévision… Convergence Culture…

Digest : La Télé Déchaînée

24 octobre 2009 1 commentaire

J’en parlais il y a quelques temps sur ce même blog, le livre de Simone Harari, La Télé Déchaînée. J’ai depuis eu le temps de le lire et comme d’autres ici ou et je ne regrette pas de l’avoir fait. Je recommande d’ailleurs à toutes les personnes intéressées par la télévision de faire de même. Vous n’y trouverez pas de potins, de news people, de règlements de compte ici ou là. Rien de ça. Ici place à la réflexion, à la transmission d’une expérience et l’exposition de perspectives. Je ne vais pas ici en faire un compte rendu détaillé, juste évoquer quelques idées que j’ai trouvé intéressantes.

Plusieurs choses font de ce livre un ouvrage utile.

Tout d’abord, il répète à de nombreuses reprises une idée dont on se demande comment elle ne peut être partagée par tous et particulièrement les politiques. La télévision est la première pratique culturelle des français. En ce sens, il est important de s’y intéresser et de comprendre que les représentations qu’elle véhicule sont éminemment politiques. L’exemple flagrant venant illustrer cet argument concerne les héros des séries télévisées. Comment ne pas voir que nos séries qui mettent en scène la plupart du temps des héros fonctionnaires exemplaires disent quelque chose de la société française ? Elle s’interroge également sur les conséquences qu’une multiplication des écrans et une fragmentation des audiences pourrait avoir sur la communauté et le sentiment d’appartenance national. Au lieu de s’intéresser à la télévision, les politiques et les chercheurs, en dehors de l’information, la dédaignent.

On y trouve également des développements très intéressants sur la publicité et la redevance à l’encontre des idées habituellement mises en avant. Elle plaide à la fois pour une augmentation de la redevance dans le financement de l’audiovisuel public et pour une augmentation de la publicité sur les chaînes commerciales et démontre en faisant des comparaisons internationales avec la Grande Bretagne et l’Allemagne que les mécanismes mis en place en France cherchant à ménager la chèvre et le chou ont finalement été néfastes pour tout le monde et expliquent en partie que l’audiovisuel français soit globalement sous financé.

Simone Harari, souvent présentée comme dirigeante potentielle de France Télévisions, a également beaucoup d’idées pour le service public. Elle esquisse plusieurs scénarii sur ce que pourrait être le service public demain. Elle évoque notamment la possibilité d’un service public virtuel qui serait centré sur les programmes et non plus articulé autour de chaînes. Les chaînes de service public auraient disparues et des programmes estampillés service public seraient diffusés sur l’ensemble des chaînes commerciales afin de toucher tous les publics. Elle évoque également la piste d’un service public pur et dur qui ferait la part belle à la culture cultivée pour vite faire remarquer qu”un service public totalement coupé de l’audience et de l’audimat sortirait à terme de sa vocation de proposer de programmes à l’ensemble des publics.

On trouve également un passage du livre très intéressant portant sur la télé réalité. Elle déclare haut et fort qu’elle regrette que France télévisions ait choisi de bannir la télé-réalité de ses antennes. Comment ne pas être d’accord ? Il n’existe pas une seule forme de télé-réalité. La télé-réalité d’enfermement où la passivité et l’exploitation de la misère intellectuelle domine n’est qu’un avatar du genre. Il est possible d’utiliser cette écriture qui séduit de nombreux publics pour les amener à la découverte de nouveautés…

Enfin, il faut retenir la tonalité générale du livre. Une bonne télévision est une télévision qui faire la part belle aux programmes et qui s’intéresse au public, à tous les publics. Qui ne se contente pas de diffuser un programme mais qui en évalue la satisfaction. On retiendra aussi la belle distinction faite à la fin de l’ouvrage entre le loisir, la culture et l’art dont l’agrégation forme la télévision…Loisir, culture, art, une façon de tourner la page du vieux slogan de l’ORTF : divertir, informer, distraire…

Simone Harari : “Un service public virtuel”

24 septembre 2009 2 commentaires

Dans le cadre de la promotion de son ouvrage La Télé déchaînée, la productrice de Tout le Monde veut prendre sa place, Simone Harari, était l’invitée du buzz média Le Figaro-Orange.

Si son combat pour l’augmentation progressive et la mensualisation du paiement de celle-ci est évoqué par le journaliste, celui-ci va plus loin et l’interroge sur une autre idée développée dans son livre : celle de la création d’un service public virtuel. De quoi s’agit-il ? D’un service public qui ne serait plus incarné par des chaînes comme aujourd’hui avec France Télévisions mais par des programmes qui seraient diffusés sur toutes les chaînes.

Les avantages sont nombreux, une telle conception du service public mettrait fin à une certaine forme de bureaucratisation de la télévision publique tout en organisant un accès à des programmes de service public pour tous. Des questions existent : tous les programmes diffusés par France télévisions méritent t-ils l’étiquette “service public” ? Qui se chargerait de la coordination d’un tel service public virtuel ? Via leurs obligations de production, toutes les chaînes ne sont-elles pas déjà contraintes d’une façon ou d’une autre à diffuser des programmes qui pourraient recevoir l’étiquette de “service public” ?

Autant de questions dont les réponses sont peut être déjà contenues dans l’ouvrage de Simone Harari qu’il faut lire et dont il sera bientôt de nouveau question ici !

Pour retrouver l’interview du Figaro : http://www.lefigaro.fr/medias/2009/09/23/04002-20090923ARTFIG00523-la-presidence-de-france-televisions-m-interesse-.php

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