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Articles Tagués ‘cupcakes’

Friends with benefits !

9 février 2011 3 commentaires

Grâce à The Blogueuse, j’ai pu ce soir me rendre à l’avant-première d’un film que j’attendais de voir avec impatience depuis des mois, Sex Friend de Ivan Reitman, mythique réalisateur du non moins mythique SOS Fantômes et de la baveuse mais néanmoins affectueuse franchise Beethoven.

Et je n’ai pas été déçu ! Voici l’histoire. Ashton Kutcher est un looser de l’amour. Grand romantique mais piètre séducteur, il est étouffé par un père sex-addict et ancien héros de sitcom. Nathalie Portman est belle mais intelligente. Ancienne étudiante au MIT, elle poursuit de brillantes études de médecine et n’a pas le temps mais alors pas le temps de tomber amoureuse. La simple idée de partager des sentiments (avec Ashton Kutcher) lui donne de l’urticaire. Elle lui propose nez en moins d’en faire son sex-friend. Le deal est clair : pas d’amour, rien que du sexe ! Eperdument amoureux d’elle, Ashton accepte avec l’énergie du désespoir. Life is so hard…

Entre deux gags, le film pose toutes les questions que doit se poser toute personne ayant eu, ayant ou étant sur le point d’avoir un sex friend ! Petit inventaire !

Ne vaut-il pas mieux avoir Nathalie Portman ou Ashton Kutcher pour sex-friend plutôt que de s’embarquer dans une histoire d’amour forcément vouée à l’échec dans nos sociétés post-modernes ?
Question corrollaire, peut-on tomber amoureux de son sex-friend ?
Si oui, est-ce vraiment une bonne chose ?
Faut-il mettre son entourage au courant que vous avez un ou une sex-friend? (et ceci même, ou surtout, quand votre père est un acteur à la retraite sortant avec votre ex-petite amie ?)
Si oui, quel le moment le plus opportun pour le faire ?
Une cérémonie de funérailles peut-il être ce moment opportun ?
Messieurs, devez-vous créer une playlist spéciale le jour où votre sex-friend a ses règles ?
Faire l’amour dans une Toyota Prius réduit-il votre empreinte carbone ?
Le mini-golf est-il une activité potentiellement praticable avec votre sex-friend un soir de Saint-Valentin ?
Question subsidiaire : après Somewhere, va t-on entendre une chanson de Phoenix dans tous les bons films américains ?

Répondre à toutes ces questions nous plongerait vraisemblablement dans d’insolubles et interminables dilemmes existentiels… Heureusement, pour pallier cette situation, les organisateurs de la soirée avaient pensé à dresser un buffet de cupcakes à customiser soi même et programmé un joli concert de la jolie Fiancée. Cherry on the cupcake, nous sommes repartis avec des sous-vêtements ! So Sex-friendly ^^

Power to the Pixel

13 octobre 2010 6 commentaires

Power to the Pixel, le forum Transmédia a lieu en ce moment à Londres. Hier, ce sont succédés à la tribune les figures les plus connues du (encore) petit monde du Transmédia.

Pour un kick-off tonique et réussi, penser à inviter Michel Reilhac, le directeur d’Arte Cinéma, Transmédia activist qui nous explique que pourquoi ce n’est pas juste un mot à la mode. C’est la réponse à un changement de société, voire de civilisation qu’il appelle la gamification de la vie, c’est à dire l’application à tous les aspects de la vie quotidienne de principes et mécaniques de jeu, de gaming. La Gamification de la vie n’est pas un processus nouveau, il a commencé il y a bien longtemps avec les cash incentives ou les programmes de fidélisation mis en place par de nombreuses marques. Si le phénomène n’est pas nouveau, il prend aujourd’hui une dimension sans précédent avec la généralisation des réseaux sociaux et l’arrivée à l’âge adulte de la génération Digital Native. Cette génération a aujourd’hui passé autant de temps à l’école qu’à jouer soit 10 000 heures, soit le temps nécessaire pour devenir un expert dans un domaine. La culture du jeu n’est plus une sub-culture et va petit à petit investir l’ensemble des aspects de la vie, y compris les programmes TV. Et pour cause, le jeu a bien des avantages sur la réalité…

Mike Monello est l’un des créateurs de Blair Witch et parle d’Experience Design. Il donne 5 conseils pour rendre l’univers d’une histoire le plus accessible et efficace possible pour les spectateurs. Voilà

Vous ne connaissez pas Jean Paul Edwards, mais lui vous connaît. Il observe les comportements des individus en ligne et vous donne des données qui montrent que le monde change. Quelques exemples
➢ Il y a aujourd’hui 5 milliards de téléphones sur terre. Il y a 12 ans, la moitié de la population mondiale n’avait jamais passé un coup de téléphone.
➢ Les jeunes dépensent aujourd’hui plus d’argent pour envoyer des SMS que pour acheter de la musique. Ils en envoient en moyenne 50 par jour. 10% d’entre eux pensent que l’on peut faire l’amour ET envoyer des SMS en même temps.
➢ L’utilisateur moyen de Facebook a 130 friends. Tous les mois, il reçoit 8 friend requests, clique sur 9 boutons Like, écrit 25 commentaires, devient fan de 2 pages, est invité à 3 événements et rejoint 12 groupes.
Jean Paul Edwards nous apprend aussi des nouveaux mots. La peur de perdre son téléphone portable s’appelle la Nomophobie et 53% des utilisateurs de portables en souffrent à des degrés divers. Ichige est un mot japonais et c’est ainsi que l’on appelle les jeux reposant sur des interfaces géolocalisées.

Wendy Bernfeld est une femme qui vous veut du bien. Comme son bien connu double littéraire, elle vit dans un pays imaginaire. Celui où la monétisation des contenus sur le web est possible. Pour le rendre possible, elle donne quelques conseils. Tout est dans le contrat. Ne jamais jamais lâcher les droits internet dans un seul package. Tout bien distinguer, surtout rester non exclusif. La VOD était une entité, c’est maintenant une constellations de droits différents à distinguer. Là où il y avait auparavant un seul deal, il peut maintenant en avoir 20 ou 30 différents. Et les services de VOD ne manquent pas, il y en 700 aujourd’hui en Europe…

Maureen McHugh est écrivain. On l’imaginerait volontiers écrire des murder stories dans une vieux manoir écossais fumant la pipe au coin du feu et caressant son Cheshire Cat d’une main distraite. Mais Maureen croit au Transmédia qui pour elle n’est pas la mort de l’auteur mais peut être la fin des scénaristes à l’ancienne.

Power to the Cupcake. A la pause, Audio Network, une librairie musicale en ligne a compris qu’il était plus facile de charmer des clients en leur offrant des cupcakes qu’en rentrant dans les détails d’une offre commerciale. Fonctionne aussi avec des cornes de gazelles.

La salle retient son souffle, les mouches n’osent plus voler. Lance Weiler va parler. Lance Weiler, le Gourou, le Moghul, le Pape, le Pandit, la Pythie du transmedia va parler. En homme d’église, il est là pour parler de la Bible Transmédia, document dont il possède la Vérité. Lance nous abreuve de ses graphiques ésotériques à tout non initié qui montrent la complexité passionnante d’un univers Transmédia.

Suivront une série de case studies. A savoir une pause publicitaire à la gloire de Paramount Digital A cet instant, le degré d’attention de l’assistance frôle le zéro absolu prouvant que la publicité intrusive n’est vraiment pas le bon business model. Côté documentaire, Joël Ronez prendra son plus bel accent français pour parler de Prison Valley. Rob McLaughlin de l’ONF présente le superbe projet Waterlife à voir à tout prix !

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